FISH – Vigil In A Wilderness Of Mirrors (1990) (rock progressif)

4 janvier 2016

Albums cultes

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Marilion, ça vous dit quelque chose ? Je l’espère tout de même ! Groupe de rock neo progressif ayant connu le succès au cours des années 80, avec des albums comme Misplaced Childhood, ou encore Clutching at Straws, avec un certain Fish au micro. Et justement, c’est ce dernier qui nous intéresse aujourd’hui. Marillion et lui se séparèrent en 1988, pour des motifs qui restent flous. Toujours est il que pour beaucoup de fans ce fut une bien triste nouvelle. Mais heureusement pour eux, Fish entama ensuite une carrière solo. Cet album est justement le tout premier d’une carrière  qu’il n’aura pas toujours bien géré, alternant beaucoup entre le très bon, et le plutôt mauvais. Ceci dit, ce « vigil in a wilderness of mirror » est une bien belle réussite et que, pour beaucoup, il aura marqué le milieu du rock progressif. Il aura également fait penser aux fans que Marillion n’avait pas totalement disparu, même si leur style changea radicalement, bien aidé par un chanteur totalement différent de Fish. Fish ferait il perdurer l’ancien Marillion ?

Si nous observons la pochette nous pouvons aisément constater que le style est étrangement similaire à celui des premières oeuvres de Marillion, ce qui n’est guère étonnant lorsque l’on sait que Mark Wilkinson est l’illustrateur des deux. Mais tout de même, c’est moins féerique, moins dans l’imaginaire, et plutôt sombre. L’intérieur du livret ne dément pas, et musicalement non plus. Nous sommes en présence d’un rock progressif de haute volée, mais moins enjoué. Textuellement parlant également. Fish nous offre ici une prestation hallucinante. Parfois plein d’émotion, parfois hargneux, il module sa voix aussi bien qu’il le faisait pour Marillion. L’écossais ne montre absolument aucun complexe d’infériorité du fait qu’il mène sa barque seul désormais. Enfin, seul est un grand mot étant donné qu’il a su s’entourer des bonnes personnes pour ce disque. C’est ainsi que l’on retrouve Hal Lindes, Mickey Simmonds, et même Janick Gers. Oui oui, le Gers de Maiden.

Ce disque est donc un premier essai totalement réussi, et marquant. Peut être pas autant que le fut un certain « Misplaced Childhood », mais un album qui marqua son époque à sa manière.  Par une diversité non négligeable, mais il permit surtout de montrer ou plutôt de confirmer que Fish avait toujours autant de potentiel, et qu’il était capable de mener une grande carrière solo. D’ailleurs la dernière chanson « cliche », du fait de ses guitares très aériennes, était vraiment visionnaire pour son époque de ce qu’allait devenir le neo progressif anglais dans les années à venir par le biais de groupes comme Arena ou Pendragon. Une totale réussite donc. Fish n’avait donc pas à rougir, mais malheureusement la suite ne fut pas toujours à la hauteur de toutes les espérances. Toujours est il que « vigil in a wildernes of mirrors » est un album culte.

 

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